| Soyez prudent dans le choix de vos projets de compensation ! Voici quelques conseils à suivre pour éviter les arnaques.
Ne pas jouer les rôles de substitut.
Les investissements doivent être réalisés dans des projets qui autrement n’auraient jamais vu le jour, souvent faute de moyens techniques, technologiques et bien sur financiers. Ce sont des projets que les gouvernements et autres organismes d’états ne considèrent pas assez « rentables » et qui donc n’aboutiraient pas sans notre aide. C’est un critère de sélection essential si l'on souhaite ne pas interférer avec les actions politiques et humanitaires. C’est avant tout la responsabilité de l’ensemble de la communauté internationale de prendre des décisions et d’agir sur le terrain. Pour éviter ce phénomène de substitution il est souhaitable de selectionner des projets préférentiellement dans les pays non astreints au protocole de Kyoto.
Les réductions d’émissions apportées par le projet doivent être permanentes.
Même si rien n’est jamais permanent, il est possible de comparer les projets en fonction de leur cycle de vie probable. Les projets d’implémentation d’éoliennes, de systèmes photovoltaïques, ou de fours solaires sont ainsi considérés comme de bons projets car généralement viables sur de longues périodes. Inversement, les projets de plantation ou de reboisement sont assez risqués car le CO2 absorbé pendant la phase de croissance des arbres peut être relâché rapidement dans l’atmosphère lorsque la forêt brûle ou est atteinte de maladies parasitaires: les réductions correspondantes ne sont alors plus permanentes. Ce qui parait être du long terme ne l’est pas toujours. Il faut aussi tenir compte de la situation géopolitique des pays concernés pour s’assurer que les projets soient réalisables dans de bonnes conditions sur le long terme.
La mixité des projets
On connait tous l’expression, ne pas mettre ses œufs dans le même panier, et bien celle-ci est également valable dans notre cas. Pour assurer la pérennité des actions il faut choisir des projets très différents (énergies renouvelables, puits de carbone, éducation, etc.) et de surcroit dans des endroits géographiques repartis à travers le monde.
La quantification des réductions d’émission est vérifiée par des organismes de gestion agréés et indépendants. Le calcul de la quantité de réductions apportées par un projet se fait en deux temps.
Il faud tout d’abord établir un barème de référence, qui correspond à la quantité d’émissions qui auraient été émises en l’absence du projet. (Par exemple four à charbon au lieu de four solaire). Puis il faut mesurer chaque année la quantité de CO2 rejetée en présence du projet. La différence correspond tout simplement à la valeur de la réduction des émissions.
Les transactions doivent être documentées et vérifiées tout au long des projets par des organismes comptables.. La quantification doit également être vérifiée et documentée par des organismes indépendants. Nous préconnisons les projets conformes à la norme « Golden Standard » et/ou « Voluntary Carbon Standard ».
L’équivalence
On considère que l’endroit dans lequel le projet se déroule n’a pas d’influence directe. C’est-à-dire qu’une tonne de CO2 neutralisée en Afrique équivaut a une même tonne de CO2 neutralisée en Europe. Ce qui justifie la délocalisation des projets à travers le monde ainsi que la possibilité d’acheter ces crédits d’émissions.
Participer à l’établissement d’une norme de qualité.
La compensation volontaire des émissions de CO2 est une activité encore très peu réglementée. Il est donc important pour les établissements sérieux proposant des « crédits d’émissions » de travailler à l‘établissement d’une charte de qualité internationale ainsi que la mise en place d'une comptabilité officielle de ces réductions d’émissions
Types de projets
Il existe en général quatre grandes catégories de projet:
Energies durables.
Ce sont des projets qui font appel à des technologies innovantes et/ou à des sources d’énergies renouvelables pour réduire les émissions de CO2. Ces projets permettent d’implémenter des structures fonctionnant à l’énergie éolienne, solaire ou hydraulique. La production de biogaz, biomasse ou de bioénergies en général est également source de projets.
Efficacité énergétique
Ces projets permettent de réduire les émissions de CO2 de façon non négligeables surtout dans les pays dans lesquels l’électricité est considérée « sale » car produite majoritairement à partir du charbon. Il est donc primordial d’aider ces pays à moins et mieux utiliser l’électricité. (Ampoules à basse consommation, etc.).
Puits de carbone.
Ces projets qui consistent à replanter et à gérer le développement de forêts ne représentent pas à eux seuls une solution satisfaisante du fait des nombreux risques encourus (feux, maladies, arrachage, etc.). Ils ne représentent donc jamais plus de 15% de la totalité de nos projets. Ces reboisements sont néanmoins très imposants surtout lorsque l’on connait la vitesse à laquelle la forêt amazonienne est en train de disparaitre. Ils participent avant tout à la restauration d’un écosystème équilibré et à la préservation de la biodiversité.
Sensibilisation et éducation
Il suffit parfois de très peu pour permettre de réduire les émissions de CO2 ; bien souvent la matière grise (éducation des populations, modernisation des fours, des techniques agraires, etc.) permet de préserver la matière verte. (Bois de chauffage, bois de cuisson, etc.). Nos projets permettent d’économiser les ressources locales souvent très limitées et d’améliorer le bien être de ces populations à l’aide de technologies (outils et techniques) plus appropriées. |