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Aujourd'hui plus d'un milliard de passagers transitent par les airs chaque année. Le transport aérien est responsable a lui seul de 2,5% des émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO2) soit environ 600 millions de tonnes. C’est l’équivalent de la pollution générée par un pays comme la France. Le trafic aérien contribue également à 4 % des émissions de gaz à effet de serre. Au CO2, il faut ajouter les émissions d’oxydes d’azote, les sulfates, les suies, la formation des traînées de condensation (vapeur d’eau) et des cirrus. Cette croissance n'est pas prête de s'inverser car l'avion continue à se démocratiser grâce aux compagnies charters et low cost qui proposent des prix défiant toute concurrence et multiplient les destinations à travers le monde.
Le développement des aéroports régionaux, l’addition de nouveaux terminaux et de pistes supplémentaires ne vont pas faciliter les choses ! Le transport aérien est exonéré de la taxe intérieure de consommation sur les produits pétroliers (TIPP) car une hausse sensible du kérosène pourrait déstabiliser le secteur de l'aviation qui représente aujourd'hui environ 4,1 millions d'emplois et 228 milliards d'euros pour l'économie de l'Union Européenne. Et pourtant le kérosène est trois fois moins cher que les carburants routiers. Le secteur du tourisme exerce également une pression économique et environnementale supplémentaire (augmentation de la mobilité, allongement des distances, multiplication des destinations, etc.,). Vous l'aurez compris les enjeux économiques sont bien trop importants pour que les compagnies s'intéressent volontairement à sauver notre planète. Les quotas d'émissions de CO2 que l'union européenne souhaite imposer pourraient même, grâce à la répercussion des coûts sur les passagers, permettre au secteur d'empocher 4 milliards d'euros de bénéfices supplémentaires. Alors comment faut-il faire pour freiner cette hausse du trafic aérien et limiter ainsi les émissions de CO2? La réponse est simple et complexe à la fois. Il suffit pour les usagers de moins utiliser l'avion ! Existe t-il des solutions concrètes? Démarche volontaire: Démarche réglementée: Démarche engagée: Privilégiez dans la mesure du possible les autres moyens de transport. Sur des courtes et moyennes distances privilégiez le plus possible, les voyages en train. Une commande en moins de 24 heures chrono signifie un transport par avion. Démarche équitable. Nous n’utilisons pas de calculateurs car nous considérons que chaque vol est unique et que les paramètres sont trop nombreux pour obtenir des résultats précis. Il faudrait tenir compte du type d’avion, de la date de mise en service, des conditions climatiques rencontrées, des conditions de vol (altitude, vitesse, etc.) des distances parcourues, du niveau de remplissage et de la configuration de l’appareil (seconde, première, business, charter, etc.), et dans certains cas du nombre d’escales. Nous vous proposons plutôt d'utiliser les deux principaux facteurs qui influencent l’émission de gaz à effet de serre des avions. Ce sont les distances parcourues (court, moyen et long courrier) et le type de billets achetés (classe économique ou classe d’affaire). Comparaison des émissions de CO2 en fonction des distances parcourues Les vols courts et moyens courriers polluent plus en moyenne que les vols longs courriers car la consommation de kérosène est maximale au décollage et à l'atterrissage. La fréquence de ces vols courts est également beaucoup plus importante et le taux d'occupation inférieur à celui des vols long courrier. Les émissions en classe affaire sont trois fois supérieures à celle de la classe économique car l’occupation au sol est différente. Les sièges sont beaucoup plus espacés entre eux ce qui justifie d'ailleurs l'écart de prix entre les billets. Ce qui veut dire que l'on fait voyager une personne au lieu de trois pour un même espace en classe affaire. Voici quelques chiffres à consulter avant de vous envoler.
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