Aujourd'hui plus d'un milliard de passagers transitent par les airs chaque année. Le transport aérien est responsable a lui seul de 2,5% des émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO2) soit environ 600 millions de tonnes. C’est l’équivalent de la pollution générée par un pays comme la France. Le trafic aérien contribue également à 4 % des émissions de gaz à effet de serre. Au CO2, il faut ajouter les émissions d’oxydes d’azote, les sulfates, les suies, la formation des traînées de condensation (vapeur d’eau) et des cirrus. Cette croissance n'est pas prête de s'inverser car l'avion continue à se démocratiser grâce aux compagnies charters et low cost qui proposent des prix défiant toute concurrence et multiplient les destinations à travers le monde.
Que font les compagnies aériennes pour lutter contre le réchauffement planétaire? Le rendement énergétique des avions s’est amélioré d’environ 70 % sur les 40 dernières années mais ces avancées technologiques ne sont pas suffisantes pour balancer la hausse du trafic aérien sur la même période. Le renouvellement de la flotte est également trop lent pour bénéficier pleinement de ces progrès. Un avion de ligne reste en service 30 à 40 ans, il n’est donc pas rare de voir des appareils des années 60 dans les aéroports. Les marges de manœuvre semblent aujourd'hui plus limitées car les avions solaires ou fonctionnant à l’hydrogène ne sont malheureusement pas pour demain. Le développement des aéroports régionaux, l’addition de nouveaux terminaux et de pistes supplémentaires ne vont pas faciliter les choses !
Le transport aérien est exonéré de la taxe intérieure de consommation sur les produits pétroliers (TIPP) car une hausse sensible du kérosène pourrait déstabiliser le secteur de l'aviation qui représente aujourd'hui environ 4,1 millions d'emplois et 228 milliards d'euros pour l'économie de l'Union Européenne. Et pourtant le kérosène est trois fois moins cher que les carburants routiers. Le secteur du tourisme exerce également une pression économique et environnementale supplémentaire (augmentation de la mobilité, allongement des distances, multiplication des destinations, etc.,). Vous l'aurez compris les enjeux économiques sont bien trop importants pour que les compagnies s'intéressent volontairement à sauver notre planète. Les quotas d'émissions de CO2 que l'union européenne souhaite imposer pourraient même, grâce à la répercussion des coûts sur les passagers, permettre au secteur d'empocher 4 milliards d'euros de bénéfices supplémentaires.
Alors comment faut-il faire pour freiner cette hausse du trafic aérien et limiter ainsi les émissions de CO2? La réponse est simple et complexe à la fois. Il suffit pour les usagers de moins utiliser l'avion ! Existe t-il des solutions concrètes?
Démarche volontaire:
Il faut sensibiliser les usagers qui utilisent l’avion régulièrement aux problèmes lies à la hausse du trafic aérien. Cette prise de conscience des consommateurs est nécessaire mais les avertissements gratuits sont souvent ignorés. Seul le sentiment de peur qui s’est installé à la suite des attentats du 11 septembre 2003 a engendré une stagnation du transport aérien. Mais malheureusement le réchauffement climatique ne déclenchera pas le même sentiment de préservation, le facteur de risque nous semble plus lointain. C'est un peu le raisonnement des fumeurs face au cancer des poumons, l’échéance n’est pas pour demain et pourtant !
Démarche réglementée:
La taxation du prix du kérosène ou l'introduction d'une taxe carbone pourraient infléchir la hausse de la mobilité aérienne. La démocratisation de l'avion est ici au cœur du problème. Une augmentation sensible des prix permettrait de diminuer instantanément le nombre de passagers mais ce n’est pas vraiment une solution très équitable car seuls les plus riches continueront à voyager.
Démarche engagée:
Privilégiez dans la mesure du possible d’autres moyens de transport que l’avion pour vos déplacements sur de courtes distances. Nous vous conseillons de prendre le train (TGV) qui émet jusqu’à 25 fois moins de CO2 et qui est pratiquement aussi rapide que l’avion surtout si l’on tient compte des temps d’enregistrement et de débarquement, des nombreux retards et de la localisation excentrée des aéroports par rapport aux gares. En effectuant un aller-retour Paris - Montpellier en avion vous rejetez 220 kg de CO2 en faisant ce même voyage en train, les émissions ne sont plus que de 8 kg de CO2. Attention à ne pas généraliser, car si le TGV français ne produit que très peu de CO2 ses homologues anglais et allemands en produisent 10 fois plus parce que ces trains fonctionnent au diesel et non pas à l’électricité issue du nucléaire comme en France.
Privilégiez dans la mesure du possible les autres moyens de transport. Sur des courtes et moyennes distances privilégiez le plus possible, les voyages en train. Une commande en moins de 24 heures chrono signifie un transport par avion.
Démarche équitable.
Si nous n’y faisons rien le transport aérien continuera à progresser car il n’existe actuellement pas d’alternatives pour voyager loin et vite. Il faut donc trouver des solutions qui permettent aux usagers de continuer à voyager en avion sans polluer. La solution la plus simple est de compenser les émissions de CO2 provenant des vols que vous effectuez chaque année.
Nous n’utilisons pas de calculateurs car nous considérons que chaque vol est unique et que les paramètres sont trop nombreux pour obtenir des résultats précis. Il faudrait tenir compte du type d’avion, de la date de mise en service, des conditions climatiques rencontrées, des conditions de vol (altitude, vitesse, etc.) des distances parcourues, du niveau de remplissage et de la configuration de l’appareil (seconde, première, business, charter, etc.), et dans certains cas du nombre d’escales.
Nous vous proposons plutôt d'utiliser les deux principaux facteurs qui influencent l’émission de gaz à effet de serre des avions. Ce sont les distances parcourues (court, moyen et long courrier) et le type de billets achetés (classe économique ou classe d’affaire).
Comparaison des émissions de CO2 en fonction des distances parcourues
- Court courrier (distances inferieurs à 1 000 km) : 148 g CO2/voyageur/km
- Moyen courrier (entre 1 000 et 5000 km) : 134 g CO2/voyageur/km
- Long courrier : (distances supérieures à 5000 km) : 96 g CO2/voyageur/km
Les vols courts et moyens courriers polluent plus en moyenne que les vols longs courriers car la consommation de kérosène est maximale au décollage et à l'atterrissage. La fréquence de ces vols courts est également beaucoup plus importante et le taux d'occupation inférieur à celui des vols long courrier. Les émissions en classe affaire sont trois fois supérieures à celle de la classe économique car l’occupation au sol est différente. Les sièges sont beaucoup plus espacés entre eux ce qui justifie d'ailleurs l'écart de prix entre les billets. Ce qui veut dire que l'on fait voyager une personne au lieu de trois pour un même espace en classe affaire.
Nous vous proposons maintenant de passer à l'action en achetant nos "Green Miles" qui proviennent de la compensation volontaire des émissions de CO2. Choisissez votre voyage.
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