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La pollution atmosphérique causée par les transports routiers est en constante augmentation et représente à elle seule plus de 35 % des émissions nationales de gaz carbonique. Cette tendance n’est pas prête à s’inverser car chaque année le nombre de véhicules augmente et les distances parcourues s'allongent. On compte maintenant 36 millions de véhicules (600 véhicules pour 1000 habitants) et les français parcourent en moyenne 12 000 kilomètres par an.

Le secteur de l'automobile est le secteur pour lequel les français s'avouent les plus retissant à réaliser des concessions. Seulement 8 % des acheteurs potentiels se préoccupent de l'impact environnemental des véhicules. Il est donc nécessaire d'accentuer les efforts de sensibilisation et d'information des consommateurs. C'est donc ce que nous allons faire ici. .

En 15 ans, la hausse du trafic routier a entraîné une croissance considérable des émissions de gaz à effet de serre. Les émissions de CO2 ont augmenté de 19% depuis 1990. Ils avoisinent désormais les 132 millions de tonnes de CO2e. Les émissions de NO2  (protoxyde d'azote) ont quand à eux subi une hausse de 173% durant cette même période, ces émissions sont le fait de la généralisation des pots catalytiques. Ils atteignent environ 4,3 millions de tonnes de CO2e par an. Les émissions de HFC (hydrofluorocarbures) qui proviennent de la climatisation des véhicules représentent maintenant 2 millions de tonnes de CO2e alors qu’ils étaient presque nuls en 1990. Des études menées récemment estiment que quelque 400 000 Européens meurent prématurément chaque année à cause de la pollution atmosphérique.

Dans ce contexte, la création de nouvelles infrastructures routières (routes et autoroutes), la suppression des taxes (vignette automobile), ainsi que l'augmentation des puissances des véhicules ; ne sont pas des mesures qui vont faciliter la sensibilisation des conducteurs. Et pour cause car le secteur de l'automobile représente en France à lui seul environ 11 % des emplois et environ 20 % du PIB. Ce qui explique en partie pourquoi les mesures environnementales ne sont pas toujours les bienvenues. Le développement durable n'est pas encore pour demain dans ce secteur d’activité sauf si la demande provient des usagers !

A qui revient la responsabilité ? Quelles sont les solutions?

La responsabilité revient tout d'abord aux constructeurs automobiles.
Les constructeurs automobiles européens se sont engagés volontairement à réduire les émissions de CO2 à 140 g / km à l’horizon 2008-2009, puis à 120 g en 2012. D'autres engagements ont été pris pour réduire les émissions d'aérosols, de produis soufres, des protoxydes d'azotes et autres particules contenus dans le diesel. Ce sont de bonnes initiatives mais qui malheureusement n'auront pas les effets escomptés. Pour bénéficier de ces avancées technologiques il faudrait que les ventes mondiales de voitures diminuent ou du moins se stabilisent. Avec l’émergence de la Chine et de l'Inde cela ne risque pas de se produire. Par contre le renouvellement du parc automobile d'ici 10 ans devrait avoir un effet bénéfique car on considère que 20 % des véhicules les plus anciens sont responsables d'environ 60 % des émissions polluantes.

Un autre aspect encourageant provient de la recherche et du développement de nouvelles technologies (véhicules hybrides, hydrogène, électrique, etc.) et de nouveaux carburants moins polluants comme le super éthanol E85 (flexfuel), à 85% d’origine végétale. L’acquisition de véhicules propres devraient alors permettre aux consommateurs de bénéficier d’une  baisse du coût de la carte grise et surtout de la TVA pour l’acquisition de véhicule. Les entreprises auront droit à une extension du régime d’amortissement accéléré sur 12 mois des achats des véhicules fonctionnant au E85, par ailleurs, plus de 500 « pompes vertes » devraient être disponibles en 2007, un chiffre qui sera triplé en 2008. Toutes les parties prenantes ont d’ores et déjà signé la Charte Flex Fuel avec des distributeurs de carburant et des constructeurs automobiles.

La responsabilité revient aux usagers.
Un kilomètre à pied ça use les souliers ! Vous connaissez certainement la chanson, peut être trop bien car nos souliers ne sont plus si usés de nos jours. Il faut savoir qu'un trajet sur huit effectué en voiture est inférieur à 500 mètres, et qu’un trajet sur cinq est inférieur à 1km. Sur ces distances la pollution est maximale car les moteurs sont froids, les accélérations et freinages sont nombreux. Au total cela représente d'énormes quantités de CO2 qui pourraient être évitées. Il existe deux moyens de locomotion très pratiques et très efficaces pour réduire nos émissions de CO2. Vous l’aurez deviné ce sont la marche et le vélo qui permettent également d’entretenir la forme ! Il faut ensuite privilégier l’usage des transports en commun (bus, tramways, métros et trains). Car la voiture est après l’avion le moyen de transport le plus pollueur. Et puis les bonnes résolutions c'est bien mais il est important de les mettre en pratique.

Alors existe t-il vraiment des solutions réalistes pour « Roulez sans polluer"
Alors existe t-il vraiment des solutions réalistes pour « Roulez sans polluer" Paris - Nice en vélo c'est possible mais pour les cyclistes professionnels. Pour le reste d'entre nous la voiture reste nécessaire même s'il ne faut pas en abuser. Près de 70 % des Français ont recours à la voiture tous les jours et plus de 90 % au moins une fois par semaine. La compensation du carbone est le moyen le pus pratique de continuer à rouler sans polluer. C’est une assurance anti-pollution !  

Ma voiture pollue telle vraiment beaucoup?

Les émissions de CO2 varient principalement en fonction de la consommation en carburant des véhicules et non pas en fonction du type de carburant utilisé. Cette consommation en carburant varie quand à elle en fonction de la puissance des moteurs (cylindrée) et des distances parcourues. Une grosse cylindrée émettra donc beaucoup plus qu’une voiture de faible cylindrée sur un trajet identique. D’autres facteurs influencent également ces émissions de CO2 tels que la vitesse, le style de conduite, l'entretien des véhicules, la vétusté des véhicules, l'ajout d'accessoires (remorques, caravanes, galeries de toit, etc.).

 

Le plein ZERO CARBONE

Pour déterminer les quantités de CO2 à compenser nous n’utilisons pas de calculateurs mais l’étiquette énergie qui est la référence officielle en France (ADEME) pour les consommations de carburants et les émissions de CO2. Cette étiquette comporte sept catégories (sept couleurs) qui sont notées de A à G et qui correspondent à sept niveaux d’émissions différents (du plus écologique vers le plus polluant)

Pour neutraliser vos émissions de CO2 il faut dans un premier temps déterminer la catégorie dans laquelle se situe votre voiture. Vous trouverez cette valeur dans le manuel technique du véhicule ou dans cette banque de données de l’ADEME.

Il suffit ensuite de cliquer sur la catégorie correspondante sur l'étiquette énergie. .

Cette étiquette énergie permet aussi de sensibiliser les consommateurs aux différences d'émissions entre véhicules et les encourage ainsi à acheter des véhicules plus propres et plus économes.

 
 
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