Il existe actuellement deux marchés bien distincts qu'il ne faut pas confondre:
Le premier est un marché réglementé d'échange de quotas d'émissions dont les projets répondent aux exigences du Protocole de Kyoto et de l'EUETS (Europe). Certaines entreprises françaises des secteurs de l'industrie et de l'énergie sont assujetties à ces quotas d'émissions qui sont distribués en fonction d'un plan national appelé PNAQ et qui permet aux sociétés les plus respectueuses en terme de CO2 d'obtenir des crédits d'émissions certifiées (Certified Emission Reduction ou CERs en anglais) qu'elles peuvent ensuite échanger sur les bourses du carbone.

Le deuxième marché, qui intéresse plus directement les particuliers et les entreprises du secteur tertiaire est celui de la compensation volontaire des émissions de CO2. C'est un marché libre qui n'entre pas dans le cadre du protocole de Kyoto et n'est donc pas standardisé. La compensation volontaire des émissions de carbone permet d'obtenir des crédits de réductions d'émissions vérifiées (Verified Emission Reduction ou VERs en anglais) qui n'ont pas la valeur marchande des réductions d'émissions certifiées car ils ne sont pas échangeables sur les bourses du carbone.  

Ils possèdent néanmoins une valeur marketing non négligeable car ils permettent aux entreprises d'affirmer leur engagement volontaire dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Attention car rien n'empêche les entreprises non soumises au protocole de Kyoto d'acheter des certificats de réduction d'émissions certifiées (CREs) même s'il est vrai que la grande majorité des projets (95%) génèrent des VERs. Car ces projets sont de plus petites tailles donc plus facile à mettre en place et d'une efficacité convenable. Il faut rappeler que la compensation des émissions ne doit pas se substituer aux stratégies de réduction des émissions de CO2, mais doit être un moyen complémentaire pour lutter contre le réchauffement planétaire. Il faut veiller à ce que cette compensation des émissions de CO2 ne devienne pas « un droit à polluer » mais reste un geste responsable d'écocitoyenneté.

La compensation volontaire du carbone est une solution qui permet de prendre en charge tout ou une partie des émissions de CO2 liées aux activités de l'entreprise ou de la collectivité locale. La quantification des émissions est réalisée à l’aide du Bilan Carbone® qui est homologué et subventionné par l'ADEME. L'empreinte carbone ainsi obtenue permet de déterminer avec précision la quantité de gaz à effet de serre produite par les différents secteurs de votre entreprise: consommation d'énergie, matières premières, déplacements, etc. A partir de ces résultats l’entreprise peut définir des stratégies de réduction et de compensation adaptée à ses besoins.

Compensation des émissions provenant des déplacements professionnels de vos salariés (en avion, en voiture, en train).

Compensation des émissions liées aux manifestations externes et internes de l'entreprise (congrès, colloques, salons, exhibitions, réunions, formations, etc)

Compensation des émissions liées aux procédés de fabrication de vos produits. (cycle de production)

Compensation des émissions liées à la distribution de vos produits (transport routier, ferroviaire, aérien, nautique).

Compensations liées aux dépenses énergétiques (bâtiments, entrepôts, magasins, bureaux, etc.).
La compensation est comme vous le voyez un mécanisme très flexible qui s’adapte aux activités professionnelles.  Les entreprises du secteur tertiaire privilégieront ainsi la compensation des émissions liées à la prestation de leurs services.
 
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