Le principe de neutralisation du CO2 n'est pas nouveau; il est pratiqué avec succès dans les pays Anglo-saxons depuis de nombreuses années. Par fautes d'informations, ce procédé de compensation du carbone est encore mal connu et très peu utilisé en France. En voici pourtant quelques explications.
Nous produisons en moyenne 2.2 Tonnes d'équivalent carbone chaque année, bien plus que la planète ne puisse recycler. Pour retourner à un état d’équilibre, les scientifiques estiment qu’il faudrait émettre 500 kg de CO2 par an et par habitant. Je vous laisse faire la différence et ainsi mieux appréhender l'étendu du problème. Dans notre société de surconsommation, ce chiffre de référence est devenu inaccessible, car la partie incompressible ou inévitable de nos rejets est bien trop importante.
Mêmes les stratégies de réduction d'émissions les plus draconiennes (ne plus voyager en avion, ne plus se déplacer en voiture, etc.) ne permettraient pas d'obtenir de tels résultats. Il faut donc trouver des alternatives pour supprimer ce qu'il ne l'est pas.
D'où l'idée d'un système de compensation des émissions de CO2; dans lequel les particuliers et les entreprises investissent dans des projets qui permettent à des pays souvent pauvres de réduire leurs quantités d'émissions de gaz à effet de serre. C'est en quelque sorte un processus de délocalisation de la réduction de ces émissions.
Au final le C02 qui est produit en France et le CO2 " épargner" à l'aide de ces projets se compensent (s'annulent), on parle alors de "neutralité en carbone", ce que nous appelons dans notre campagne « CO2 Free ». En analogie avec le sucre.
Il est important de souligner que la compensation des émissions ne doit pas se substituer aux stratégies de réduction des émissions de CO2, mais doit être un moyen complémentaire pour lutter contre le réchauffement planétaire. |