C'est aujourd'hui une quasi-certitude d'affirmer que les activités humaines surtout dans les pays industrialisés sont à l'origine d'un effet de serre additionnel qui s'ajoute à l'effet de serre naturel. L’augmentation des émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère est liée principalement à notre surconsommation de combustibles fossiles (charbon, pétrole, gaz), des procédés de fabrication des produits manufacturés, des transports, de l'habitat, de la déforestation et de l'agriculture intensive, qui tous ensemble émettent dans l'atmosphère d'énormes quantités de gaz à effet de serre que la planète n'arrive plus aujourd'hui à absorber. La Terre ne peut recycler (supprimer) chaque année qu’une partie de ces émissions, environ 3 gigatonnes de CO2e encore appelé équivalent carbone. En divisant ces 3 gigatonnes par le nombre approximatif d’habitants vivant sur la Terre (6 milliards) on aboutit à la quantité de carbone que nous pouvons individuellement émettre chaque année: 500 kg d'équivalent carbone soit un peu plus de 1,8 tonne de CO2. Or les activités humaines mondiales sont aujourd’hui responsables de l’émission de 11 à 12 gigatonnes de CO2e, en d’autres termes 2 Tonnes de CO2e par personne, C'est à dire un facteur 4 fois supérieur au seuil préscrit de 500 Kg de CO2e.
Les français sont dans cette moyenne car ils rejettent environ 2,2 tonnes de CO2e par an et par habitant, pour les américains et les australiens qui sont les plus gros pollueurs cette valeur est de l'ordre de 7 tonnes de CO2e, ce qui nécessite de réduire les émissions non pas par 4 mais par 12 ! Il existe également un fort déséquilibre entre les pays développés qui produisent à eux seuls plus de 80% des émissions mondiales de GES et les pays en développement qui émettent en moyenne moins de 400 kg de CO2e par an et par habitant, et qui donc pour l'instant se situent en dessous du seuil autorisé. Il faut noter que les pays en forte croissance telle que la Chine sont en train de dépasser cette limite.
Avec de telles augmentations d’émissions de gaz à effet de serre, les scientifiques prévoient une augmentation de la température comprise entre +1,5°C et +6°C à l'horizon 2100. Ces variations peuvent nous paraître marginales mais il n'en est rien. Une variation de +2°C nous amènerait à une température jamais atteinte depuis 120 000 ans.
Quelles seront les conséquences? |