Plusieurs changements ont été observés dans le monde qui semblent cohérents avec l'existence d'un réchauffement climatique planétaire. Cependant, le lien entre ce réchauffement et les observations faites n’est pas toujours établi de façon sûre.

Bien que l'hypothèse d'un réchauffement climatique s'appuie sur les rapports du groupe I du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, en anglais Intergovernmental Panel on Climate Change, IPCC) rédigés par plus de 600 scientifiques spécialistes du climat, et que ceux-ci ont été approuvés par les principales académies des sciences, certains scientifiques ont des avis divergeant concernant les origines et les conséquences de ce réchauffement climatique.  

Souvenez vous de ce « pauvre » Copernic  et de sa théorie controversée, lorsqu’il affirmé que le soleil se situé au centre du système solaire ;  il a du se sentir bien seul pour défendre ses idées !

Nous pensons donc qu’il faut faire très attention avec la compensation du carbone, les nombreuses compagnies proposant des projets de compensation oublient bien trop souvent de rester objectif et de présenter à leurs clients toutes les données pertinentes.  C'est donc ce que nous allons faire dans cette section!

Que peut-on remettre en cause ?

L’existence même du réchauffement climatique:  Les plus septiques (très faible proportion) remettent en cause les techniques de mesure (finesse des mesures actuelles par rapport aux premières mesures),  la méthodologie utilisée pour obtenir les courbes de température. Ils prétendent également que certaines données scientifiques auraient été falsifiées.

Les causes du réchauffement (origines humaines): Une vaste majorité (90%) semble s’accorder sur le fait que ce réchauffement est dû aux activités humaines (effet de ferre additionnel anthropique), mais nous ne possédons pas les certitudes suffisantes pour clore définitivement le débat.

- Hypothèse des fluctuations de l'activité solaire

- Variation des paramètres de Milanković

Les conséquences du réchauffement climatique : cette question est très débattue puisque ces conséquences vont dépendre de l'ampleur du réchauffement. Si ce dernier est dû aux activités humaines, les conséquences vont dépendre de cette activité.

Les actions à mener pour lutter contre le réchauffement climatique : cette question est également très débattue, puisque les conséquences du réchauffement sont estimées à partir de modèles et de simulations numériques. La fiabilité des modèles et des simulations est donc cruciale. En outre les actions proposées peuvent conduire à des choix politiques extrêmement lourds.

Existe t-il des pressions économiques et financières ?

En assistant à la naissance d'une nouvelle économie (Low Carbon Economy ou économie sobre en carbone), on assiste également à l'apparition de nouvelles pressions économiques et financières (investisseurs Clean Techs, producteurs d'énergie, énergies renouvelables, etc..) et gouvernementales (Protocole de Kyoto, EUETS, etc..)..

  • Les prédictions alarmistes du GIEC et le protocole de Kyoto ont eu pour effet de faire naître d'importants courants d'affaires et de financement en faveur de technologies nouvelles telles que l'énergie éolienne, l'énergie solaire, les agro-carburants, les transports et automobiles fonctionnant partiellement ou totalement à l'électricité, la sequestration du carbone, etc...Aux USA, l'INCR (Investor Network on Climate Risk; ,qui groupe 65 importants fonds d'investissements dans la lutte contre le risque climatique, fait état de plusieurs milliers de milliards de dollars drainés par ses membres.Il en est de même du CERES, qui lui regroupe 450 grandes entreprises opérant dans le champ des technologies et activités liées au risque climatique. Les banques d'affaires américaines, telles que JP Morgan font une promotion active de leurs fonds à risques destinés à financer ce type d'activités. L'ancien vice-président Al Gore lui-même,promoteur du film "une vérité qui dérange", a créé et préside la compagnie Generation Investment Management [39]qui dès sa constitution en 2004 a drainé 5 milliards de US$. Cette collusion de l'activisme militant d'Al Gore en faveur de la lutte anti-réchauffement et son implication personnelle dans le business du CO2 fait l'objet de multiples controverses sur les buts réellement poursuivis par l'ancien vice-président.
  • Le développement de cette importante activité économique liée au risque climatique s'accompagne évidemment de pressions fortes et de lobbying auprès des autorités, en faveur de politiques résolument favorables à la lutte contre l'effet de serre, ainsi que d'une propagande acharnée auprès des opinions publiques du monde entier. Les industries nucléaires exploitent ce courant pour développer centrales nucléaires et production d'électricité "propre". Inversement, les corporations et entreprises des secteurs pétroliers, charbonniers, les centrales électriques fonctionnant aux énergies fossiles prennent des positions diamétralement opposées et investissent pour contrer l'alarmisme climatique. Cet affrontement d'intérêts à l'échelle mondiale n'est pas propice à la sérénité et à l'indépendance des recherches scientifiques sur le climat.
  • Les nations se divisent et s'affrontent pour et contre des politiques de limitation d'émissions de gaz à effet de serre. Si l'Union Européenne est globalement en faveur de la lutte contre l'effet de serre, à l'exception notable de la République Tchèque, les Etats-Unis, l'Australie, l'Inde prennent position contre des politiques qu'ils jugent excessivement coûteuses et insuffisamment étayées au plan scientifique. La Russie, le Canada, la Chine demeurent sur une prudente réserve. Aussi, de nombreuses voix s'élèvent dans les pays qui ont adopté des mesures importantes de lutte anti-CO2, pour dénoncer l'inutilité de ces efforts face à l'hostilité ou l'inertie des nations qui ne prennent pas leur part de sacrifices et leur font une concurrence déloyale. Beaucoup affirment que, dans un tel contexte,la lutte mondiale contre le réchauffement est perdue d'avance.

Pays riches, pas pauvres, des préoccupations bien différentes !

La problématique est claire. Les Etats-Unis émettent 25% des gaz à effet de serre. La Chine les suit de très près, mais peut arguer d'un taux réduit d'émission ramené au nombre d'habitants. Globalement, les pays les plus riches sont minoritaires en nombre d'habitants, mais émettent beaucoup plus de gaz à éffet de serre que les pays émergeants et les pays les plus défavorisés. Les pays riches se préoccupent de l'avenir à long terme, les pays émergeants tels la Chine, l'Inde, le Brésil ont des impératifs immédiats de croissance et de lutte contre la pauvreté. Les pays les plus défavorisés ont du mal à faire entendre leur voix.

Si le risque pour la planète était prouvé, quantifié, il n'y aurait pas de d'ambigüité sur la nécessité de lutter par tous moyens contre l'effet de serre. Face aux doutes actuels, il est évident que les pays riches ne peuvent imposer au tiers monde leur vision sur les perspectives climatiques planétaires.

Il est également très important que cet effort de réduction des émissions soit adopté par tous les pays industrialisés et que les réponses soient proportionnelles afin de ne pas créer de contraintes économiques déloyales.                              

Les pays pauvres sont confrontés à des menaces bien plus présentes et évidentes que la changement climatique: la malnutrition, le manque d'eau, les maladies endémiques, la pauvreté, souvent extrême. Et ce sont dans ces domaines qu'ils ont le plus besoin de soutien. Si les pays riches privilégient le risque climatique dans leurs politiques d'aide, c'est d'autant moins de moyens mis à leur disposition pour résoudre les difficultés actuelles. Il s'agit là d'un problème qui concerne la vie de millions d'humains dans le court terme, à mettre en balance avec des dangers hypothétiques à cinquante ans et plus. Or le potentiel d'aide des pays riches n'est pas illimité, et il faut définir des priorités. La responsabilité des scientifiques et des décideurs en matière de risque climatique n'en est que plus considérable.

Qu'en pensons nous à generationsfutures.com ?

On pourrait argumenter pendant des heures sur les origines et les probables conséquences du réchauffement climatique. Nous n’avons actuellement pas assez de recul pour nous prononcer inconditionnellement ; il faudra donc attendre de nombreuses années avant de pouvoir répondre avec certitude aux questions posées.

Même s'il existe encore un doute nous pensons qu’il est préférable d’agir et ainsi d'anticiper. Il vaut mieux prévoir que guérir ! Et puis le bon sens nous amène à penser qu’il n’est pas très naturel de relâcher aussi rapidement dans la nature d’aussi grandes quantités de gaz à effet de serre, ce qui a pris à la Terre des millions d’années (fabrication et stockage des hydrocarbures) nous le rejetterons en quelques siècles (combustion des énergies fossiles) .

Même si la Terre est un environnement complexe qui par nature, a tendance à compenser nos erreurs (retour à un état d’équilibre) cette fois ci, il semble exister un décalage temporel très inquiétant. Par analogie, la disparition des dinosaures semble également avoir été causée par un phénomène spontané. Notre Terre ne semble donc pas apprécier les brusques changements d'états.

Voila donc plus qu’une certitude, une simple constatation et puis ne l’oublions pas réduire ses émissions de gaz à effet de serre s’accompagne généralement d’une réduction des consommations, c'est-à-dire des dépenses. Ce qui est bon pour la planète l’est aussi pour le porte-monnaie, on l’oublie trop souvent !

Et la compensation me direz-vous ? Nous vous rappelons que c’est un mécanisme qui ne doit jamais se substituer aux efforts de réduction d’émissions (moins et mieux consommer). La compensation du carbone peut néanmoins permettre à ceux qui le souhaitent et peuvent se le permettre d’aller encore plus loin dans leur engagement. Ils peuvent devenir neutre en carbone et ainsi ne plus contribuer au renforcement de l’effet de serre. Par soucis d'efficacité, Il faut néanmoins prendre soin à sélectionner les projets de compensation les plus pertinents car on trouve actuellement de tout et n’importe quoi sur le marché. Voici nos conseils pour bien choisir.

Des documentaires à ne pas manquer !

Une vérité qui dérange, documentaire de Davis Guggenheim, commenté par Al Gore sur le réchauffement climatique. Ce film a valu à Al Gore (et au GIEC qui lui a fourni les données scientifiques) le prix Nobel de la Paix le 12 octobre 2007. Cependant, un juge de la haute cour de Londres a jugé que le film comporte "9 erreurs" qui participent à un "climat d'alarmisme et d'exagération" et que « la science est utilisée par un homme politique et un orateur de talent pour faire une déclaration politique et soutenir un programme politique », tout en reconnaissant la validité des arguments rendant les gaz à effet de serre d'origine humaine responsable du réchauffement climatique. Il l'a autorisé à être diffusé dans les écoles britanniques à la condition d'être accompagné d'un document évoquant les différentes thèses en débat sur les neuf erreurs pointées.

Climat en crise, documentaire diffusé sur France5, libre de tous droits. Ce reportage présente des prédictions climatiques faites par un super-calculateur (Japon) pour les années à venir (année 2100 max). Durée 50min.

La 11ème Heure, le dernier virage (The 11th hour) produit par Leonardo DiCaprio et réalisé par Nadia Conners et Leila Conners Petersen. Ce documentaire jette un regard sur l'état de l'environnement et donne des solutions pour tenter de restaurer l'écosystème planétaire, à travers des rencontres avec une cinquantaine de scientifiques, intellectuels et leaders politiques.

Enfin, une vingtaine de scientifiques de haut niveau contestent les principaux postulats du GIEC dans le film The Great Global Warming Swindle (La grande arnaque du réchauffement climatique), par Martin Durkin.

 
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