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Les gaz à effet de serre, une fois dans l'atmosphère, n'y restent pas éternellement. Cela signifie aussi que même si on arrêtait complètement d'émettre des gaz à effet de serre, les gaz déjà émis continueraient d'agir pendant encore plusieurs années voire plusieurs siècles.
Ils peuvent en être extraits de plusieurs manières :
par un phénomène naturel (la pluie et la condensation retirent la vapeur d'eau de l'atmosphère) ;
par une réaction chimique intervenant dans l'atmosphère (le méthane, par exemple, réagit avec les radicaux hydroxyle naturellement présents dans l'atmosphère pour créer du CO2) ;
par une réaction chimique intervenant à l'interface entre l'atmosphère et la surface du globe (le CO2 est réduit par photosynthèse par les végétaux, ou est dissout dans les océans pour former des ions bicarbonate et carbonate) ;
par des rayonnements : par exemple, les rayonnements électromagnétiques émis par le soleil et les rayonnements cosmiques « brisent » les molécules dans les couches supérieures de l'atmosphère.
Voici toutefois quelques estimations de leur durée de séjour, c'est-à-dire le temps nécessaire pour qu'ils disparaissent de l'atmosphère.
L'équivalent CO2 est aussi appelé potentiel de réchauffement global (PRG). Il vaut 1 pour le dioxyde de carbone qui sert de référence.
Valeur et durée de vie selon le GIEC
Gaz |
Durée de vie (ans) |
PRG
Échelle considérée |
| 20 ans |
100 ans |
500 ans |
| Méthane |
12 |
62 |
23 |
7 |
| Oxyde nitreux |
114 |
275 |
296 |
156 |
| HFC-134a (hydrofluorocarbone) |
13,8 |
3300 |
1300 |
400 |
| HFC-23 (hydrofluorocarbone) |
260 |
9400 |
12000 |
10000 |
| Hexafluorure de soufre |
3200 |
15100 |
22200 |
32400 |
Le potentiel de réchauffement global d'un gaz est le facteur par lequel il faut multiplier sa masse pour obtenir une masse de CO2 qui produirait un impact équivalent sur l'effet de serre. Par exemple, le méthane a un PRG de 22, ce qui signifie qu'il a un pouvoir de réchauffement 22 fois supérieur au CO2.
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